Une faute en une n’est pas exclue

1. La faute
2. La règle
3. Ce que j’en dis…

30 % n’exclueraient pas de voter Le Pen

30 % n’exclueraient pas de voter Le Pen, une de Libération du 9 janvier 2012

La règle :

Conjugaison du verbe exclure au conditionnel présent :

j’exclurais
tu exclurais
il exclurait
nous exclurions
vous excluriez
ils excluraient

Source : leconjugueur.com

Ce que j’en dis…

Le verbe excluer n’existe pas. S’il existait, on pourrait effectivement supposer qu’il appartienne aux verbes du premier groupe et qu’il comporte la forme ils exclueraient. Pour l’instant, seul le verbe exclure est disponible. Il fait partie des verbes du troisième groupe. Au conditionnel présent, à la troisième personne du pluriel, il donne : excluraient.

En une d’un quotidien, la faute est difficilement pardonnable. Surtout lorsque l’on remarque que ce titre reflète une interprétation pour le moins douteuse d’un sondage*. Selon celui-ci, en réalité 18 % des personnes interrogées ont indiqué qu’elles voteront « certainement » ou « probablement » pour le Front national au premier tour de l’élection présidentielle. Au contraire, 80 %  d’entre elles ont déclaré qu’elles ne voteront « certainement pas » ou « probablement pas » pour le parti d’extrême droite. Il ne s’agit pas de minimiser ici l’ampleur de l’incendie. Mais vendre du papier sur le dos d’une flamme n’a jamais été le meilleur moyen de l’éteindre.

*Sondage Viavoice réalisé les 5 et 6 janvier 2012, par téléphone. Échantillon de 2011 adultes représentatifs de la population française. Méthode des quotas.

Publicités

4 Commentaires

Classé dans Uncategorized

4 réponses à “Une faute en une n’est pas exclue

  1. soky

    Il est peut-être intéressant de savoir pourquoi la faute a été commise. Quand on apprend la conjugaison, le futur simple des verbes du 1er et 2e groupe se fait avec l’infinitif + la terminaison du temps (ils chanter-ont) tandis que les verbes du 3e groupe se forment de la même manière mais sans le « e » final de l’infinitif (ils rompr[e]-ont).

    Je suis certain que la plupart d’entre nous n’aurions pas vu la faute si elle n’avait pas été médiatisée à ce point. Et la raison en est simple. Un oeil exercé scanne les mots et zappe ce genre de « détail ». A plus forte raison si d’autres verbes se conjuguent sur cette base.

    Cela dit, beaucoup ont soulevé le résultat d’un effectif toujours plus réduit des correcteurs.

    • Bonjour,
      Merci pour votre commentaire.
      Je partage votre sentiment, cette faute n’était pas évidente à repérer. Tant mieux si sa médiatisation a permis de faire quelques révisions de conjugaison.

  2. « on pourrait supposer qu’il appartient » nan?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s