Quand les hommes politiques fautent

1. La faute
2. La règle
3. Ce que j’en dis…

Mais François Hollande et Nicolas Sarkozy proposent tous les deux un avenir qui ne me paraît pas juste pour le pays, et c’est de cela dont on va parler dans les semaines qui viennent et d’après ce que je vois dans toutes les enquêtes, au contraire, il y a de la part des Français, beaucoup, beaucoup de soutien pour ce que je dis.

François Bayrou dans L’invité de RTL, émission présentée par Jean-Michel Aphatie, 24/01/2012 (vidéo : 6’20 »)

La règle :

Ce, suivi du verbe être et d’une des formes du pronom relatif ou de la conjonction que, a servi à former les gallicismes c’est… qui, c’est… que, etc., qui s’emploient très souvent pour mettre en relief, en le détachant et en le plaçant en tête de la phrase, non seulement l’attribut, mais n’importe quel élément de la pensée, sauf le verbe à un mode personnel. […]

2. Si le complément mis en vedette au moyen de c’est… que est indirect, on doit mettre en tête de la phrase avec lui la préposition qui l’introduit : C’est À vous QUE je parle. C’est DE lui QUE je parle.

Toutefois on dit aussi, mais rarement aujourd’hui : C’est vous À QUI je parle. C’est lui DONT je parle.

Le bon usage, 9ème édition, § 525

Ce que j’en dis…

Cela ne vous a probablement pas échappé : l’appel des urnes a commencé à se faire entendre. Médias tics profitera de l’occasion donnée par la campagne 2012 pour s’arrêter régulièrement sur les fautes de français livrées par les hommes et les femmes politiques.

Le premier de la liste a de quoi surprendre : il s’agit de François Bayrou. L’ancien professeur agrégé de lettres classiques emploie ici une tournure qui a existé mais est à présent archaïque : « c’est de cela dont on va parler ». Pour être correct, le candidat du MoDem aurait dû dire « c’est de cela qu’on va parler » ou « c’est cela dont on va parler ». C’est de cela qu’on lui souhaite de se souvenir pour ne plus figurer ici.

Photo : Régions Démocrates 2010 – Flickr / Licence Creative Commons

Merci à Marco, administrateur de l’instructif forum Français notre belle langue, pour sa référence précise sur la règle ici en jeu.

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3 Commentaires

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3 réponses à “Quand les hommes politiques fautent

  1. J’ai beau lire, relire la règle. Je ne comprends pas le sens de ces mots mis les un à côté des autres. C’est très troublant.

    • Merci Pierre pour ton commentaire.
      Il est vrai que cette règle est complexe. Ce qu’il est important de retenir, c’est que dont signifie de qui ou de quoi. Ainsi, dire « c’est de cela dont on va parler » revient à dire « c’est de cela de quoi on va parler ». Il y a un emploi superflu de la préposition de.

      J’aurais probablement dû l’intégrer dans mon post.

  2. Merci pour ta réponse cher Fred.
    Laisse moi dans mon ignorance crasse. Je ne comprends toujours pas.
    Abandonne, tu te fais du mal pour rien.
    Pardon.

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