Chacun : ce singulier pronom

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1. La faute
2. La définition
3. Ce que j’en dis…

Chacun de leur côté, en 1937 et en 1938, ils gagnent la France, le pays de la liberté pour tant d’immigrés politiques.

Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus, de Ivan Jablonka,
Gilles Heuré, Télérama du 11 février 2012

La définition :

Chacun, chacune : Pronom exprimant la totalité d’une manière distributive, les éléments qui constituent cette totalité étant envisagés sous l’angle du singulier (chacun exclut le pluriel).

Cnrtl.fr

Ce que j’en dis…

La langue a ses paradoxes. Le mot  seul accepte le pluriel. Chacun, bien qu’il s’applique à plusieurs éléments, demeure singulier. Il est vrai que ce pronom pousse à envisager ces éléments de façon individuelle et non collective. Il aurait donc fallu écrire : chacun de son côté, en 1937 et en 1938, ils gagnent la France, le pays de la liberté pour tant d’immigrés politiques.

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7 Commentaires

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7 réponses à “Chacun : ce singulier pronom

  1. Julia

    Mais alors pourquoi pas « chacun de son côté, il gagne la France… » ?
    Le pronom singulier en apposition avant un sujet et un verbe au pluriel, ça chagrine chacun de mes deux yeux.

    • Merci pour ton commentaire.
      Il est vrai que cette apposition peut gêner. Mais si l’on écrivait « chacun de son côté, il gagne la France… », la proposition ne concernerait plus qu’une personne. Il serait alors plutôt curieux de préciser que celle-ci agit « chacun de son côté ».

      • Julia

        Hmm… Ou alors « Chacun de son côté gagne la France, le pays de la liberté pour tant d’immigrés » (sous entendu, tant d’entre eux… qui gagnent la France) ?

      • Oui cette tournure convient parfaitement. Juste une précision, le sujet de la phrase n’est pas « immigrés » mais « Matès » et « Idesa », mentionnés dans les phrases précédentes.

  2. Non, la phrase de Télérama n’est pas incorrecte. Certes, « chacun de son côté » a pour lui le mérite de la logique, mais l’accord d’intention autorise « chacun de leur côté ». En revanche, il aurait été impropre d’écrire : « chacun de leurs côtés ».
    Ah, il fallait bien que je me venge de ce poisson d’avril ;)))

  3. Hanse précise :
    « Lorsque le verbe est à la 3e personne du pluriel, on emploie son, sa, ses ou leur, leurs. L’usage laisse le choix, c’est affaire d’oreille ou de clarté, d’orientation de la pensée vers le sens disjonctif ou le sens collectif. : Ils s’en allèrent chacun de leur côté ou (exigé par l’Académie) chacun de son côté. »
    On notera donc la préférence de l’Académie, mais le choix de Télérama n’est pas fautif pour autant.

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